• Herman Melville - Moby Dick ou la Baleine blanche

     

    Herman Melville - Moby Dick ou la Baleine blanche

    Ismaël 'engage sur une baleinière, le " Pequod ", qui le surprend par son aspect, le navire semblant croisé avec une baleine, tant le squelette de l'animal fut employé pour sa construction.

    Le capitaine Achab, qui n'apparaît sur le pont qu'après plusieurs jours de navigation, arbore, lui-même, une jambe d'ivoire taillée dans la machoire d'un cachalot ; la sienne fut happée par Moby Dick, une mystérieuse baleine blanche " au front ridé et à la machoire de travers ". Le capitaine Achab est obsédé par Moby Dick dont il a juré de se venger depuis qu’elle l’a privé d’une jambe. Ignorant tous les présages funestes, il entraîne pendant de longs mois l’équipage dans une folle poursuite à travers les océans.
    Ismaël ne connaissait rien de ces cétacés avant ce voyage, et cette chasse lui révèle un monde qu'il ignorait. En approchant ses première baleines, il manque se perdre à tout jamais dans le brouillard. Enfin le " Pequod " trouve Moby Dick ; Achab dirige lui-même le harponnage, mais son canot est retourné et il échappe in extrémis à la noyade, une lutte à mort s'engage...

    Herman Melville - Moby Dick ou la Baleine blanche

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    Les noms bibliques (Achab et Ihmaël, parmi d'autres) et les références à l'Ancien Testament, ainsi qu'à l'aventure de Jonas avalé par un poisson, donnent à cette chasse une dimension spirituelle. Dans Moby Dick, l'univers de la baleine représente un condensé de la création et de l'humanité. Melville fait allusion au verset de la Genèse : " Dieu créa les gros poissons ", transformé ici, non sans humour, par " Et Dieu créa la baleine ". Le gigantisme du cétacé ramène à un état originel de la création, proche du chaos. Melville part de cette particularité, l'origine et le sens de la création incarnés par la baleine, pour jeter un regard ironique et lucide sur le monde. Sont sujet ne manque ni de fantaisie, ni de profondeur, ni d'originalité.  

    Melville est l'auteur de Moby Dick, le plus grand produit de
    l'imagination américaine, le seul qui se situe d'emblée au niveau des épopées homériques et miltoniennes, des tragédies de Shakespeare et du Faust de Goethe.

    Roman d’aventure, ouragan métaphysique, chef d’œuvre documentaire: tous les goûts sont dans «Moby Dick», livre vaste comme la Nature

    Ce roman est en fait multiple : récit d'aventures, quête initiatique, plongée dans la folie humaine, encyclopédie du cétacé et de son mode de vie, manuel de survie en haute mer et j'en passe.
    Les noms bibliques ( Achab et Ishmaël, parmi d'autres ) et les références à l'Ancien Testament, donnent à cette chasse une dimension spirituelle.

     

    Herman Melville - Moby Dick ou la Baleine blanche

    " Moby Dick était d'abord un roman américain du XIXè siècle, le roman des chasses à la baleine, avec tout leut rituel, depuis l'armement du navire jusqu'à la poursuite du cachalot aperçu à la surface de l'océan et à la plongée dans les barils du bord de la précieuse huile. Cependant, Moby Dick contenait beaucoup plus qu'un magnifique et passionnant roman d'aventures.
    C'était aussi et surtout une admirable épopée mystique, une allégorie religieuse, un roman métaphysique dominé par les grands problème de la destinée humaine, du Bien et du Mal.
                                                                       Pierre Brodin

    Le lecteur pressé pourrait croire que Moby Dick est une simple histoire de chasse à la baleine, et peut-être bien que Melville a pu le croire aussi. En fait, Moby Dick est un de ces mondes littéraires dont les plans complexes superposés, les replis et les retours, les profondeurs, les raccourcis, les digressions, les échappées représentent et symbolisent une expérience humaine intégrale.  

    Seul Nathaniel Hawthorne, qui venait d'achever La Lettre
    écarlate
    , reconnut l'immensité épique et symbolique de Moby
    Dick.
    Il fallut plus d'un siècle pour que le monde reconnût
    Moby Dick,
    qui appartient en fait plus au XXe s. qu'au XIXe s.

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