• Aldous Huxley - Le meilleur des mondes

     

    Aldous Huxley - Le meilleur des mondes

    A la suite d'un conflit planétaire, les hommes ont aboli les nations et construit une administration mondiale chargée d'assurer le bonheur universel. Les notions de divinité, d'art, et de tradition ont disparu. Les sentiment doivent être absolument maîtrisés, sous peine d'exclusion. La famille, jadis unité sociale de base, est devenue un repoussoir obscène et les mots même de père et mère ont été abolis. La reproduction est assurée au moyen de procédés chimiques qui permettent d'obtenir des séries d'êtres humains identiques. Pourtant, dans cet univers stable ou le bonheur est obligatoire, quelques "anormaux" éprouvent des émotions. L'un d'eux, Bernard Marx, ramène d'un voyage au Nouveau-Mexique un sauvage, qui terrifie les hommes civilisés. IL croit en Dieu, lit Shakespeare et aime sa mère. Lenina Crowe s'éprend de lui, mais ne parvient pas à transgresser les règles d'une société bien trop forte pour admettre l'individualité....

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    Aldous Huxley - Le meilleur des mondes

    Le succès immense de ce livre s'explique par sa richesse. Loin du banal roman de science-fiction, Huxley oscille entre utopie visionnaire et satire sans concession d'un monde où la prise en charge par l'administration omnipotente est poussée à l’extrême. Au nom du bonheur, toute liberté est abolie.

    Pour saisir l’intérêt de ce roman, il est important de le remplacer dans son époque. Celui-ci a été écrit en 1931. C'est une période où l'eugénisme étant une science que l'on prenait en considération. L'eugénisme est une science, restée très théorique, qui cherche à contrôler les populations humaines en faisant un tri génétique des caractéristiques humaines. On pourrait traduire cela par l'envie d'une société constituée que de personnes grandes ou, pour rester dans l'ambiance de l'époque, blonde aux yeux bleus. A cet intérêt scientifique s'ajoute une écriture proche de la fin de la première guerre mondiale et dans une période plutôt tendue. Ce contexte historique explique la volonté du romancier de dépeindre une société parfaite où le contrôle de toutes les couches de la population, de ses sentiments et de ses envies se fait grâce à une drogue de
    synthèse : le Soma. Une société où la guerre et les notions de race n'existeraient donc plus.   

    Dans les centres de conditionnement et d'incubation, véritables usines d'élevage de fœtus, les " Prédestinateurs " et " Directeurs d'incubation " ont pris le relais de la maternité. Les individus créés dans ces fabriques sont le résultat de dosages génétiques précis lors de leur processus de maturation. Ainsi il existe désormais plusieurs " gammes " possibles constituant les castes sur lesquelles repose la société : Alpha, Beta, Gamma, Delta et Epsilon...   

    Avec 1984 d’Orwell et Fahrenheit 451 de Bradbury, ce livre laisse des traces une fois la dernière page tournée.
    A lire ces trois livres de toute urgence.

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