Hisao, un japonais tout juste dépêtré des horreurs de la Seconde Guerre mondiale, se languit de retrouver sa promise, et lui faire don d'un œuf de jade afin de sceller leur alliance.
Néanmoins, la guerre a laissé ses marques : le souvenir de son ami Takeshi, englouti par la montagne, au sein même des galeries où ils était terrés ; et, par-dessus tout, cette inextinguible soif, obsédante au point d'en réduire Hisao à l'état d'esclave.
C'est même elle, la soif, qui le poussera à quitter le train le menant vers sa bien-aimée, lequel repartira sans lui... avec à son bord, la valise contenant le précieux cadeau.
S'amorce alors une quête vers l'avenir et l'espoir - celui de retrouver l’œuf - , qui ne manquera pas de le plonger dans le passé et les terribles batailles vécues sous terre.
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En parcourant les courts chapitres de ce sombre roman, le lecteur suit Hisao comme son ombre, à la poursuite du train dans lequel se trouve sa valise contenant le cadeau pour la fiancée. Bien entendu, en chemin, plusieurs rencontres vont avoir lieu, de belles rencontres mais pas uniquement… Parallèlement à cette course derrière le train, les souvenirs de la guerre remontent dans la conscience d’Hisao.
Le récit d'une douloureuse errance, illuminée toutefois par le souvenir d'une amitié très forte et l'espoir de jours meilleurs.
Hubert Mingarelli a choisi de placer son personnage au cœur de la bataille de Peleliu, une des plus meurtrières du conflit opposant le Japon aux Etats-Unis.
Pour défendre l'île de Peleliu, les japonais avaient fortifiés les grottes de l'île creusées dans la montagne. Deux milles américains et dix mille japonais y sont morts.
Hisao a bien du mal à sortir de cette montagne, qui se rappelle à lui toutes les nuits dans d'affreux cauchemars. Depuis cet événement, Hisao a toujours soif.
Périple initiatique, L'homme qui avait soif est un roman âpre qui se lit la gorge sèche, avec l'impression de suffoquer à chaque page. Le récit d'une douloureuse errance, illuminée toutefois par le souvenir d'une amitié très forte et l'espoir de jours meilleurs.
Encore une fois l’écriture de Mingarelli est magique et unique, à la fois dépouillée et poétique. L’auteur sait nous embarquer dans son univers doux et tragique.