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    Dans la prison d'Etat de Californie, à San Quentin, Darrell Standing s'apprête à être pendu. Il y a huit ans, il a été condamné à perpétuité pour crime passionnel.

    Sur les huit années incarcération, il a passé cinq ans dans les ténèbres d'un cachot, surnommé la "mort vivante". Victime d'une dénonciation calomnieuse, il est maintenant condamné à mort. En attendant l'heure fatale, il pratique l'auto-hypnose et s'évade par la pensée au gré de son imagination dans le passé.

    Il se voit ainsi au cœur de Paris de Louis XIII sous les traits d'un escrimeur ; comme enfant rescapé d'une caravane de pionniers massacrés par les Indiens ; en marin anglais marié à une princesse coréenne du XVIè siècle ; comme matelot viking bientôt reconverti en centurion de Ponce Pilate au moment du procès de Jésus ; en homme des cavernes à l'aube de l'humanité.

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    Jack London ne cessera de dénoncer la brutalité des prisons. Et pour cause : il a lui-même été enfermé pour vagabondage, au pénitencier du comté d'Erié.

    A sa parution, le livre eut un tel retentissement que l'administration pénitentiaire américaine fut contrainte d'interdire l'effroyable pratique de la camisole.

    Passant du réalisme au fantastique, l'univers monotone et exigu d'une geôle aux rebondissement multiples, Le Vagabond des étoiles est à la fois un procès contre l'univers carcéral et un hommage à l'imaginaire.

    Alors, vies antérieures ou pouvoir de l'imagination ? Darell est convaincu que même si le corps meurt l'esprit demeure. Face à sa condamnation à mort, il est plus rassurant de savoir qu'une autre vie l'attend.

    Un roman plein d'espérances malgré la violence quotidienne subie par notre héros.

    Un livre captivant, une lecture fluide, toute en beauté et en poésie, ce livre est certainement l'un des plus grand chef-d'oeuvre de Jack London 

     


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  • Le dernier des Mohicans, qui s'appelle Uncas, est le fils de Chingachgook. Ces deux indiens sont en compagnie d'Oeil-de-Faucon, un blanc assimilé aux indiens, à qui il sert d'intermédiaire. Dans une vaste forêt des immenses espaces du nord-est de l'Amérique, au XVIIIè siècle, ils rencontrent un petit groupe d'anglais accompagné par un autre indien, Magua, un Huron. Magua, le traître, égare volontairement ses "compagnons", car il prépare une vengeance. Il sert de guide à Alice et Cora, fille du commandant Monro, dont le fort assiégé par l'armée française attend du secours. Il les conduit dans un raccourci, qui se révèle être un piège. 

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    Par le portrait qu'il dresse des Indiens confrontés au déchirement meurtrier des Blancs, Cooper témoigne d'un conflit qui va faire disparaître en grande partie le monde des Peaux-Rouges.

    Ne reste des Mohicans que deux représentant, mais valeureux, Chingachgook et Uncas. C'est à eux qu'est dévolue la connaissance de la forêt. ils déchiffrent dans un paysage les traces les mieux cachés, interprètent du coup le son imperceptible à toute autre oreille, flairent l'ennemi, déjouent ses ruses. Et toute cette besogne, ils l'accomplissent dans ce silence et cette gravité qui sont si caractéristique des Indiens de Cooper. Pour eux, il ne s'agit pas d'un jeu : leur vie même est engagée dans ce travail.   

    Oeil-de-Faucon, le Blanc semblables aux Indiens, est le héros de quatre autres romans de James Fenimore Cooper. Ils constituent l'ensemble des Leatherstocking tales, les histoires de Bas-de-Cuir. S'appelant en réalité Natty Bumpo, il a été receuilli enfant par une tribu d'Indiens. Le Dernier des Mohicans, La Prairie et le tueur de daims sont les récit les plus connus de cette grande fresque des guerres franco-anglaises de la fin du XVIIIè siècle en Amérique.

    "Les gros mots" n'existant pas dans les langues peaux-rouges, chaque tribu usait d'une appellation déplaisante pour parler de son ennemi, suivant qu'elle voulait le ridiculiser ou l'outrager. 
    Le terme Visage Pâle, qui s'adresse à un Blanc, doit être pris dans ce sens ! A la vue de l'Iroquois, le guetteur huron criait :
    - Na-ta-oue ! Voici le cataclysme ! A l'arrivée du français, l'Iroquoi clamait : - Umak-hau-naout-chi ! La vipère blanche approche ! Mais ils savait aussi dire à un de ses frères : 
    - Koey-koey-ataro ! Bienvenue, ami ! C'est dire l'ambiance qui régnait dans le nord-est du Nouveau Monde vers les années 1700.  

     

     


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  • Dans ces huit contes inspirés des folklores russe, français, italien ou d'Afrique du Nord, des sorcières côtoient un diable aux cheveux blancs, une petite sœur plus maline que ses frères, une demoiselle scarabée amoureuse, ou encore un bagada farceur...
    La fantasie inimitable de Pierre Gripari s'empare d'histoires d'ici, d'ailleurs et d'autres part, pour le plus grand plaisir de l'imagination !

    Publiés une première fois en 1990, voici la réédition de huit contes d’ailleurs et d’autre part, à la sauce Gripari, huit bijoux de drôlerie fantastique, inspirés des folklores russes, français, italien et d’Afrique du Nord. Un véritable régal, avec ce verbe franc, truculent et tellement poétique de Pierre Gripari, s’adressant à ses lectrices et lecteurs d’une façon si familière, qu’elles et ils pourraient croire qu’il est assis tout près d’elles et eux.

    Ces contes nous emmènent dans un monde peuplé comme il se doit de magie, d'amour et de courage. Dans Mademoiselle Scarabée, on comprend que l'apparence importe peu, dans Madame-la-Terre-Est Basse, les objets ont une âme, ils parlent, ils bougent, ils peuvent être tristes mais aussi savent se venger.

    " Quand elle met ses souliers
    Elle se pique le pied
    Quand elle écosse les pois, elle se pique le doigt
    Quand elle épluche des pommes de terre,
    Elle se pique le derrière
    Quand elle veut prendre une douche, 
    Elle se pique la bouche
    Quand elle veut prendre un bain,
    Elle se pique les reins
    Quand elle se met eu lit, 
    Elle se pique le mistigri ! "

    Dans le Diable aux cheveux blancs, on comprend que même un démon, aussi malin qu'il soit, ne peut rien contre le pouvoir d'une femme contrariante.

    On a donc vu que les objets pouvaient se déplacer tout seuls, et bien figurez-vous que les villages aussi, et c'est comme ça que Saint-Déodat en bord de Loire a fini au bord de l'Océan pour consoler un petit garçon, et si vous ne croyez pas, et bien vous n'avez qu'à lire, c'est le village lui-même qui raconte l'histoire.

    D'ailleurs, les enfants, si vous avez la joie d'avoir entre les mains ces Contes d'ailleurs et d'autre part, cachez-les bien, car ils plaisent aux petits, mais ils plaisent aussi beaucoup aux grand !

     


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  • Sale temps pour l'agent sportif Myron Bolitar. Ex-champion de basket, ex-agent du FBI, il est pourtant habitué aux coups durs. Sauf que là, c'est vraiment tordu : son poulain, le prometteur Christian Steele, est sous le choc. Il vient de recevoir par la poste une revue porno dans laquelle son ancienne petite amie Kathy pose langoureusement dans le plus simple appareil. Problème : Kathy, mystérieusement disparue depuis des mois, est aujourd'hui considérée comme morte.

    En pleine négociation de contrat, l'agent sportif croit d'abord à une technique d'intimidation de la part de ses concurrents.
    Mais la réalité se révèle autrement plus sordide...   

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    Coben déroule son intrigue en bon artisan, ces dialogues bien ficelés ajoutant au plaisir de lecture. Son Myron est sympathique et l'alliance avec son pote Win plutôt bien vu.

    On trouve dans le lancement de la série tout ce qui va en faire le charme : un héros sympa, qui n'a pas froid aux yeux, son pote de toujours, dangereux, et une kyrielle de personnages secondaires, que l'on va croiser de ci de là dans la série.

    Myron tout d'abord, sorte d'héros moderne, est un homme avec toutes ses qualités et ses défauts. Vivant toujours chez sa mère, c'est également un amoureux transi qui n'a d'yeux que pour sa belle Jessica. A côté de cet aspect " bon gars ", Myron est un agent sportif au sens des affaires aiguisé, qui se dévoue corps et âmes pour aider ses amis et qui cultive l'autodérision. A ses côtés, Windsor Horne Lockwood IIIème du nom, autrement dit Win, est l'ami que tout le monde rêve d'avoir... ou pas : totalement incontrôlable, plein aux as, fort comme un lion et d'une fidélité indéfectible. 

     


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    La lune éclairait déjà la colline lorsque père Loup et mère Louve découvrirent le petit homme. Aussitôt, ils décidèrent de l'élever comme l'un de leurs petits, Mowgli, ainsi baptisé par ses parents adoptifs, fit donc son entrée dans le clan des loups, parrainé par Baloo, l'ours brun, et Bagheera, la panthère noire. Mowgli grandit et connut toutes les aventures qu'un petit d'homme élevé dans la jungle peut connaitre...

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    Ce que l'on appelle communément Le Livre de la jungle de Rudyard Kipling regroupe en fait deux " Livres de la jungle ". Le premier parut en 1894, le second en 1895. Ils réunissent, outre l'histoire de Mowgli, celle de Kotick, le phoque du Grand Nord, celle de Rikki-tikki-tavi, la mangouste et de Karai le serpent, celle de Toomai le petit cornac. A travers toutes ces histoires d'animaux, sous toutes les latitudes, Kipling à mis en scène les thèmes qui lui tiennent à cœur ; la solidarité de tout ce qui vit contre la mort, la faiblesse et la nudité de l'homme, sa toute-puissance cependant, les actions héroïques et le respect de la loi établie...

    L'enfant de la jungle est resté jusqu'à ce jour l'original de l'un des très rares grand mythes moderne. En ce sens, il réalise le dessein de son auteur. Situé à la fois hors du temps et dans l'actualité, le cycle de Mowgli établit le passage mystérieux de la nature à l'histoire.

    "Toomai des éléphants recèle un témoignage rare. A titre de vrai croyant, et grâce à la confiance de son propre éléphant, ce gamin hindou a le droit d'assister à ce que nul n'a vu, la danse des éléphants, sorte de fête mystérieuse, où tous ces pachydermes s'assemblent de nuit pour piétiner en cadence. Peu de chose le passent en intérêt dans toute l'oeuvre de Kipling.

    Quelques temps avant sa mort, il fit un discours où il expliquait qu'un écrivain n'a sur l'avenir de ses oeuvre aucun droit de regard, aucune puissance paternelle : " Le mieux qu'un écrivain puisse espérer, c'est qu'il survivre de son oeuvre une part assez bonne pour qu'on y puise pour soutenir ou embellir la réaffirmation de quelques antiques vérité ou la résurrection de quelques vieille joie. "  

      


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