• Jerome K. Jerome - Trois hommes dans un bateau

    Harris, George et Jérôme se trouvent souffreteux et décident de faire une croisière pour s'aérer. La planification de la navigation et du matériel à emporter n'est pas facilitée par les jeux du chien Montmorency, qui fera partie du voyage. Ils parviennent pourtant à boucler d'encombrant bagages qui attirent sur eux des regards moqueurs jusqu'à Waterloo Station. Ayant rejoint leur embarcation, des souvenirs de navigation reviennent aussitôt à leur esprit, ainsi que quelques anecdotes qui trahissent leur désinvolture devant les sites historiques, les tombeaux qu'il est dans les mœurs de visiter à tout venant, ou le labyrinthe de Hampton Court dans lequel Harris s'égare, entraînant avec lui un groupe de touristes et un gardien. Tout devient source de difficultés : les rapports avec les riverains avides, les cygnes belliqueux, les rapides barques à vapeur, les mauvaises nuits à bord, les maladresses des uns, la mauvaise volonté des objets inanimés, la vie de chien de Montmorency, et George qui se met à étudier le banjo ! Lorsqu'ils arrivent enfin à Oxford, il n'est que le temps de retourner. Mais suite à trois jours de pluie, les intrépides navigateurs rentrent en chemin de fer.

    La mince trame narrative du texte est farcie d'une longue série  d'anecdotes relevant de la comédie. Ces anecdotes conventionnelles, répétitives et qui deviennent de plus en plus prévisible, mettent le texte à portée des jeunes lecteurs. L'ensemble alimente une caricature de personnage appartenant à la bourgeoisie.

    Les trois héros sont pris en situation dans leur existence matérialiste et sans grandeur. Les situations semblent plus concrètes et quotidienne qu'imaginées. Comme par exemple la valise trop pleine qu'on ne peut plus fermer, la boite de conserve qu'on ne parient pas à ouvrir, le tableau impossible à accrocher.

    Jerome K. Jerome rit bien sur de lui-même, et son style proche du langage parlé fait de ce roman un texte jeune et gai.

       Ce livre fut vendu à un million d'exemplaire aux Etats-Unis. En Allemagne, des "Clubs Jerome" furent formés. Partout on saluait le jeune écrivain comme le créateur d'un nouvel humour. Chose curieuse, la critique se montra d'abord réticente, voire hostile, et on alla jusqu’à accuser Jerome K. Jerome de " constituer un danger pour les lettres anglaise ". Mais l'enthousiasme du public fut irrésistible. 

     

     


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