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    Une femme est emmenée de force par deux ambulanciers à 4 h du matin. Son mari par à sa recherche. Depuis, il n'a plus de nouvelle. Il ne sait même pas si elle est encore vivante. Isolé du reste du monde, coupé du commun de ses semblables, il devra se rendre directement à l’hôpital s'il désire éclaircir cet enlèvement inexpliqué.

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    Un roman kafkaïen dans lequel le mari se heurte à une administration et un lieu labyrinthique. On le voit construire des hypothèses avec un soin scrupuleux, le seul franchissement de l'entrée de l'hôpital est une aventure en soi, ses pérégrinations sont rocambolesques, inquiétantes, voir fantastiques.
    Il rencontrera pendant ses recherche un homme cheval, une infirmière nymphomane, une maman-couette et une petite fille aux os liquide.
    Pour finir, l'homme ne sait même plus ce qu'il est venu chercher dans cet hôpital. Tout n'était peut-être qu'une machination destiné à le faire se perdre totalement. Et c'est réussi, pour l'homme comme pour le lecteur.

    Abé Kôbô - Rendez-vous secret

     

    Cette trame n'est qu'un prétexte permettant à Kôbô Abé de se livrer à la description d'un monde qui hésite entre le fantastique, l'horreur et la comédie. On traverse des lieux empreints de maladie et de perversion mais sans que jamais le souffrance ni la douleur ne soient explicitement évoquées.

    "Rendez-vous secret" nous dénonce par des moyens souvent humoristiques le milieu bureaucratique et les côtés sombres de l'être humain. Perversion, symbolisme fort et étourdissements sont au rendez-vous.

    Abé Kôbô nage dans le fantastique et l'absurde comme un poisson dans l'eau. Ce roman risque d'agacer, de choquer et troubler du fait de son contenu qui crée un malaise.

     


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    Les caresses des yeux sont les plus adorables

    Eles apportent l'âme aux limites de l'être,
    Et livrent des secret autrement ineffables,
    Dans lesquels seul le fond du cœur peut apparaître.

    Les baisers les plus purs sont grossiers auprès d'elles
    Leur langage est plus fort que toute les paroles ;
    Rien n'exprime que lui les choses immortelles
    Qui passent par instants dans nos êtres frivoles

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    Lorsque l'âge a vieilli la bouche et le sourire
    Dont le pli lentement s'est comblé de tristesses,
    Elles gardent encor leur limpide tendresse ;

    Faites pour consoler, enivrer et séduire,
    Elles ont les couleurs, les ardeurs et les charmes !
    Et quelle autre caresse a traversé des larmes ?

     


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    Toute allégresse a son défaut
    Et se brise elle-même
    Si vous voulez que je vous aime
    Ne riez pas trop haut

    C'est à voix basse qu'on enchante
    Sous la cendre d'hiver
    Ce cœur, pareil au feu couvert
    Qui se consume et chante

     


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